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Chute de cheveux à l’automne : carences, stress ou hormones ?

Close-up image of hands removing hair from a wooden brush, emphasizing daily hair care routine.

À propos

Je suis Elodie Jolain, naturopathe passionnée par le bien-être global, j’accompagne les particuliers et les entreprises à retrouver équilibre et vitalité grâce à des approches naturelles.

Un matin de septembre, vous passez la main dans vos cheveux et vous en retrouvez une poignée. La brosse est pleine, la bonde de la douche aussi, et l’oreiller en garde des traces. Une question s’impose : est-ce normal, ou mon corps essaie-t-il de me dire quelque chose ?

Si vous vous reconnaissez, sachez que vous n’êtes pas seul•e. L’automne est la saison où beaucoup de personnes s’inquiètent de leur cheveux. Dans la majorité des cas, ce phénomène est passager, mais il peut aussi mettre en lumière un terrain fatigué. Dans cet article, je vous explique ce qui se joue, quelles pistes explorer (alimentation, stress, hormones) et comment faire le point, étape par étape.

Pourquoi les cheveux tombent-ils davantage à l’automne ?

Un cheveu ne reste pas éternellement en place. Il passe par des phases : une période de pousse, puis une période de repos, avant de tomber pour laisser la place à un nouveau. C’est un renouvellement permanent, et il est tout à fait naturel.

À la fin de l’été, il arrive qu’un grand nombre de cheveux entrent en repos en même temps. Quelques semaines plus tard, la chute devient visible. Les spécialistes parlent de chute saisonnière, elle s’observe surtout entre septembre et novembre, et parfois au printemps. Là où l’on perd habituellement 50 à 100 cheveux par jour, ce chiffre peut monter jusqu’à 200 en période de chute saisonnière, sans que cela soit forcément alarmant.

Ce phénomène est donc courant et le plus souvent temporaire. Mais l’automne arrive aussi avec son lot de changements qui peuvent amplifier ce que vous constatez : la rentrée, la fatigue accumulée, la lumière qui baisse, les repas qui changent. 

Chute saisonnière ou signal à écouter : comment faire la différence ?

Avant de chercher des causes, il faut d’abord observer. Quelques repères peuvent vous aider.

Ce qui est plutôt rassurant :

  • la chute touche l’ensemble du cuir chevelu de façon homogène ;
  • elle a démarré à la rentrée, sur quelques semaines ;
  • vos cheveux n’ont pas changé d’aspect de manière marquée.

Ce qui invite à ne pas attendre :

  • la chute se poursuit au-delà de 6 à 8 semaines ;
  • des zones clairsemées ou dégarnies apparaissent ;
  • vos cheveux deviennent nettement plus fins ou cassants ;
  • vous ressentez en parallèle une fatigue inhabituelle, des changements de poids, de cycle ou de moral.

Dans ces cas, un avis médical est la première étape. Un médecin ou un dermatologue pourra écarter des causes qui relèvent de son domaine. Mon rôle de naturopathe n’est pas de poser un diagnostic. Il est de vous aider à comprendre votre hygiène de vie et à l’ajuster, en complément de votre suivi médical.

Piste n°1 : l’assiette et les carences

Vos cheveux sont fabriqués à partir de ce que vous mangez. Ils ont besoin de matériaux de construction : des protéines, du fer, du zinc, des vitamines du groupe B, de la vitamine D. Lorsque l’alimentation est déséquilibrée, restrictive ou simplement trop pauvre, la fibre du cheveu peut s’en ressentir.

Plusieurs situations favorisent ces déséquilibres :

  • les régimes stricts ou les périodes de repas sautés ;
  • une alimentation végétarienne ou végétalienne mal planifiée ;
  • des repas pris sur le pouce, souvent très transformés ;
  • des règles abondantes ;
  • un été chargé qui a désorganisé vos habitudes.

Un point important : on ne s’improvise pas « carencé•e » sur la base d’un doute. Seule une prise de sang prescrite par un médecin permet de le savoir. Se supplémenter au hasard n’est pas une bonne idée : certains apports en excès ne sont pas anodins.

Ce que vous pouvez observer dès maintenant :

  • Mangez-vous des protéines à chaque repas (œufs, poisson, volaille, légumineuses, tofu) ?
  • Vos assiettes comptent-elles des légumes variés et colorés ?
  • Vos repas sont-ils réguliers, ou dépendent-ils des journées ?

Piste n°2 : le stress de la rentrée

La reprise du travail, l’école, l’organisation familiale, les fêtes qui approchent : l’automne est souvent une saison de pression. Or, vos cheveux réagissent à ce qui se passe dans votre corps. Une médecin interrogée par un média suisse explique qu’en cas de stress important, l’organisme produit davantage de cortisol, une hormone liée au stress, et que cela peut faire passer en même temps de nombreux cheveux en phase de repos.

À savoir : ce type de chute ne se voit pas tout de suite. Elle apparaît souvent plusieurs semaines après la période éprouvante. Si vous avez traversé un été difficile, un deuil, un changement professionnel ou une grande fatigue, ce décalage est à garder en tête.

La bonne nouvelle, c’est que lorsque le stress diminue, le cycle du cheveu a toutes les chances de retrouver son rythme habituel. D’où l’intérêt de regarder aussi ce qui se passe du côté de votre sommeil et de votre énergie.

Ce que vous pouvez observer :

  • Dormez-vous suffisamment, et de façon réparatrice ?
  • Avez-vous des moments de pause réels dans votre journée ?
  • Vous sentez-vous tendu•e la plupart du temps ?
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Conseil pratiques

Rituels naturels

Astuces alimentaires

Hygiène de vie

Piste n°3 : les hormones et les grandes étapes de la vie

Les hormones jouent un rôle de chef d’orchestre. Certains moments de vie sont connus pour s’accompagner de variations de la chevelure : l’après-naissance, la préménopause et la ménopause, l’arrêt ou le changement d’une contraception, ou encore certains déséquilibres liés à la thyroïde.

Il existe aussi une forme de chute plus progressive, liée à l’hérédité et à la sensibilité aux hormones. Elle ne touche pas le cuir chevelu de la même manière : elle concerne des zones précises, et non l’ensemble de la chevelure. Elle ne se joue pas à l’échelle d’une saison et demande un avis spécialisé.

Le bilan à faire, étape par étape

Voici une démarche simple pour y voir clair, sans vous éparpiller.

Étape 1 : observer pendant 2 à 3 semaines. Notez la quantité de cheveux perdus (brosse, douche), l’aspect de vos cheveux et les moments où cela s’accentue. 

Étape 2 : faire le point sur les six derniers mois. Événements stressants, maladie, opération, changement de traitement, naissance, régime, déménagement. La chute suit souvent un événement avec un décalage de quelques semaines à quelques mois.

Étape 3 : parler à votre médecin si la chute dure. Selon ce que décrit une médecin interrogée par bluewin, le bilan commence par un échange détaillé sur vos antécédents et vos traitements, puis par des analyses sanguines qui peuvent porter notamment sur le fer, la vitamine D, le zinc, la thyroïde ou la numération sanguine. Ces examens relèvent du médecin : c’est lui qui les prescrit et les interprète.

Étape 4 : faire le bilan de votre hygiène de vie. C’est là que la naturopathie peut vous accompagner : alimentation, digestion, sommeil, gestion du stress, rythme de vie. Un regard global permet souvent de repérer des habitudes qui pèsent sur votre énergie générale, et donc sur votre bien-être au quotidien.

Mes conseils pratiques pour traverser l’automne sereinement

Ces conseils relèvent de l’hygiène de vie et ne remplacent pas un avis médical.

1. Soignez vos repas. Visez des repas réguliers, avec une source de protéines, des légumes, des céréales complètes ou des légumineuses et de bonnes matières grasses (huile d’olive, huile de colza, oléagineux). Les œufs, le poisson, la viande, les légumineuses sont cités par Allodocteurs parmi les aliments à privilégier pour les protéines, le fer, le zinc et les vitamines B.

2. Ne vous supplémentez pas à l’aveugle. Levure de bière, ortie, biotine : ces produits sont très populaires, mais mieux vaut demander conseil à un professionnel avant de commencer, surtout en cas de traitement, de grossesse ou d’allaitement.

3. Protégez votre sommeil. Couchez-vous à heures régulières, éteignez les écrans une heure avant, aérez votre chambre. Un sommeil de qualité est l’un des meilleurs alliés de votre équilibre général.

4. Aménagez des pauses anti-stress. Quelques minutes de respiration lente, une marche en plein air, un moment sans téléphone. Choisissez ce qui vous convient, même 10 minutes par jour.

5. Allez chercher la lumière. Les journées raccourcissent : profitez d’une sortie dehors chaque jour, surtout le matin.

6. Adoptez une routine capillaire douce. Brossez sans tirer, évitez les coiffures trop serrées, limitez la chaleur du sèche-cheveux, choisissez un shampoing doux et ne frottez pas votre cuir chevelu.

7. Soyez patient•e. Un cheveu met du temps à repousser. Les effets d’un changement d’habitudes se jugent sur plusieurs semaines à plusieurs mois, pas en quelques jours.

Et si vous preniez le temps de faire le point avec moi ?

Lire des conseils généraux, c’est un bon début. Mais chaque personne a son histoire, son rythme, ses habitudes et ses contraintes. Ce qui convient à l’une ne convient pas forcément à l’autre.

En consultation, nous prenons le temps de revenir sur votre quotidien : votre alimentation, votre sommeil, votre niveau de stress, vos habitudes. Ensemble, nous construisons des repères concrets et réalistes, adaptés à votre mode de vie, en complément de votre suivi médical.

Les conseils fournis ici ne sauraient se substituer à un avis médical, la naturopathie s’inscrit dans une démarche de complémentarité, n’arrêtez jamais un traitement en cours sans l’autorisation de votre médecin qui est le seul habilité à poser un diagnostic, prescrire ou modifier un traitement allopathique.

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